Elle…
Comme un parfum du soir,
je retrouve le souvenir de ton corps.
Effleurer à peine
le sourire de ta lèvre douce,
la mélodie hagarde d’une lyre
psalmodiant les images torrides
de nos nuits heureuses…
Comme un cri du soir dans la vallée
d’Eros, les caresses fiévreuses
criant leur désespoir futur
en spasmes fuyants…
Et fleurir le cœur de ma belle d’âme,
aux aurores paisibles; l’ivresse
rêvassante des formes feintes,
abandonnées à la paix de nos corps,
à la gloire de nos âmes retrouvées.
La quête d’un absolu
n’est que le reflet
d’une porte qui s’ouvre,
et qui se referme
sur elle-même…
l’onde stimulée
d’un bord à l’autre
du vaste horizon
n’a été qu’une
vaine communication
entre toi et moi…
maintes interférences
m’ont fait jaillir et croire
mais au fond… oui
je me suis noyé
plus d’une fois…
N’être qu’une métaphore envolée
d’une rime flamboyante
mélopée bleutée sur les ailes fugaces
des hauts vents solaires
rire pourpre sur la hanche frêle d’une
dune miroitée…
instant turquoise au voile limpide
des rumeurs écarlates
Signe révélé qui au printemps des sables d’or
rougira les lèvres douces d’une belle amante
parée de tous les feux de l’aurore






